12 septembre 2009
Donner des couleurs à l'automne

Donner des couleurs à l’automne
Que sont les mots fassent aux desseins d’un amour impossible
Seul le silence et les larmes peuvent traduire cette souffrance
L’été est passé comme un souffle brûlant sur ma peau
Tu n’as prit que mon désir pour laisser à mon âme un corps vide et
pâle
Le vert lagon de mes yeux perdu auprès de ta barque ignorait l’orage
Ton cœur intouchable nouait mes poignées d’épines pour laisser
Comme la rose rouge de désir mes plaies s’épancher dans la douleur
L’homme solitaire aime la lune et le désert, tel le mirage il chasse
Sous l’astre solaire l’impossible néant de sa vie
Mais moi je ferais de tous tes silences une dentelle de mot
Et prendrai les roses et leur épine pour donner des couleurs à
l’automne…
Emilie K . 12/09/09
23 décembre 2008
Je suis la Reine
Je suis la Reine
Je suis la Reine sortante aux banquets des adieux,
Celle qui porte des fleurs pâles entre les boucles de ses cheveux
Et sur sa bouche un troublant sourire.
Je suis la Reine tragique l’héroïne des valeureux,
Celle qui porte à ses poignets de sombres rubans dénoués
Et au fond de ses yeux réside le désir inavoué.
Je suis la Reine solitaire la dernière pièce de l’échiquier,
Celle qui porte à son Roi protection et humilité
Quand le sang de la passion a dilué les secrets de son cœur
Je suis la Reine…
22/12/08 Emilie Knodel
29 juin 2008
Le Prince

Waterhouse La belle Dame sans merci 1893
Le Prince
Quant le crépuscule quitte la forêt
La nuit danse entre les racines vêtue de satin noir
Les couleurs s’évaporent dévorer par les ombres
C’est une triste mélodie qui tourne dans les airs
Le prince est comme le silence impénétrable
Il dort aux pieds des roses et sourit aux étoiles
Le parfum de sa peau est une douce mélancolie
Froide comme la glace des fleuves en hiver
Sa bouche sans pudeur offre des baisers et des douceurs
Elle laisse des traces rouges sur la peau
Pour mieux écrire son nom entre les courbes du désir
Un rêve unique et éternel ce dessine
Quant le crépuscule quitte la forêt
Le prince danse entre les racines vêtu de satin noir
Emilie.K 28/06/08
06 juin 2008
Comme une fleur dans un verre…

Comme une fleur dans un verre…
Comme une fleur dans un verre
Elle se garde pâle et fragile
Entre les parois immobiles du silence
Sa robe de blanc pétales parfumés
Déploie sur l’onde la courbe de son corps
Evanescence tendu sur le fil du rêve
Un doux frémissement échappe à sa peau
C’est comme quelques mots lancés
Sur l’eau froide et calme de l’attente
Comme une fleur dans un verre
Elle garde son corps immobile
Entre les parois inutiles de maintenant…
Emilie.K 6/06/08
06 mars 2008
La nuit s'endort
(Paul Clee Ad Marginem 1930)
La nuit s’endort
La nuit s’endort douce contre la courbe fragile de nos rêves
De blanc chevaux frôlent le sable des îles
Et mon corps, mon corps il est comme un souvenir
Silence, la nuit s'est perdue sans lune
Ils disent que les fleurs vont mourir
La nuit s’endort douce contre la courbe fragile de nos rêves
De blanc chevaux frôlent le sable des îles
Et les mots, les mots couverts de sable
Silence, la lune s'est perdue de nuit
Ils disent que la mer a volée mon ombre
La nuit s’endort douce contre la courbe fragile de nos rêves
De blanc chevaux frôlent le sable des îles
Et elle songe, elle songe encore à lui
Son silence fait trembler les étoiles
Ils disent qu’il a volé son cœur
Elle reste nu, triste sur le sable l’amour s’endort
Les blancs chevaux vont partir sous la lune…
Emilie.K
23 juillet 2007
L'amour s'en va

L’amour s’en va…
Les vents s’engouffrent au bleu des nuits
Un cœur en peine l’amour à fuit
Ah! comme le ciel miroir immense
Reprend la mer dans ses silences
Les fleurs se ferment en fin bouton
Elles craignent l’ombre, la déraison
Et l’aigle crie dans sa blessure
Les cieux maudits où chute l’azur
Encore un mot contre tes lèvres
Je suis de celles qui donne fièvre
Et de l’amour il ne reste rien
Qu'un tas de cendre tout éteint…
Emilie.K 23/07/07
11 avril 2007
Le corps d’une fleur

Le corps d’une fleur
A l’heure des fleurs j’irai dormir au pied des racines
L’ombre fraîche des nuits se posera sur mes rêves…
Quelques chants antiques déposés par le vent et l’été
Soufflerons sur mon enveloppe tendre, douce
Comme le corps d’une fleur…
Au lointain la violette se laissera mourir,
Dans le sucre et le parfum
Sous les étoiles près des roses en robe rouge,
Un frisson au jardin des innocentes…
Et si aux creux des arbres entre les racines
La lune me tend ses rayons,
Je penserai que je t’aime encore,
Tendre, douce dans le corps d’une fleur…
Emilie.K 11/04/07
11 mars 2007
Les fleurs de coton

Les fleurs de coton
Que les sons filent aux travers des nuits
Les vitres ont bu l’écho de mes pluies
Et la lune comme un grand phare effrayant de lumière
A brisée les mots qui hantaient mon regard
Vite un trait de plume j’écris mon dernier message
Les fleurs de coton se saignent au blanc d’une page
Comme les ailes pourpres d’un papillon
Qui auraient pris le teint de rose sur des lèvres closent
Ah ! La douce chaleur du soleil a écartée le voile du soir
Dans un frisson de fleurs et de pluie
C’est l’amour…comme un cri anonyme sur le ciel
Un silence… que le désir reste entre nos larmes
Les vitres ont bu l’écho des pluies
La nuit a perdu ses mots ses étoiles et sa lune
Quand aux fleurs de coton elles dorment aux champs
Et les papillons battent la poudre de leurs ailes…
Emilie.K
17 février 2007
Les fleurs sommeillent dans l’eau des rêves
Millais "Ophélia" 1852
Les fleurs sommeillent dans l’eau des rêves
Les fleurs sommeillent dans l’eau des rêves
Fenêtre ouverte le jour se lève
Un mot coller au coin des lèvres
Ta bouche entière de rouge me baise
Les yeux blessés comme un chagrin
Tu trace mon nu de pâle matin
Plonger tordu mon innocence
Tes yeux ont bu toute mon essence
Une reine punit au blanc des neiges
Tes hanches étroites me font cortèges
Blesser au nu mon corps s’achève
Les fleurs sommeil dans l’eau des rêves….
Emilie.K 17/02/07
10 février 2007
Le dernier rêve

Le dernier rêve
Nuit à pleurer l’aube ce matin
Tel un dernier verre au bord des coquelicots
Drap blanche pudeur couvre ma peau
Je garde sur le corps les traces de son parfum
Dort ! Garde-moi des lumières plonge sommeil
L’horizon à pointer ses doigts sur ma fenêtre
Et la douceur du lit semble disparaître
Pour cueillir au rose de l’aurore mon éveil
Encore un instant pour étreindre la dentelle, l’oreiller
Boire l’apaisante chaleur d’une nocturne mélopée
Musique un chant perce mes songes et la nuit s’achève
Ah tyrannie l’oiseau s’envole comme le dernier rêve …
Emilie.K 10/02/07





