12 avril 2008
Irminsul

Irminsul
De pourpre et d’or la couche solaire revêtait son habit de nuit,
La lune montait parmi ses astres dans l’obscurité silencieuse,
Peu à peu la forêt refermait ses bourgeons verts pour tendre
Ses branches vers la lumière du soir.
La nature était comme un grand corps parcouru de frisson et de bleu
Seule venait retentir un nom, une légende que le vent portait dans le ciel,
Irminsul soutient de la voûte céleste une colonne d’écorce, de racine.
Mon être dans ce vaste silence venait goûter comme la lune
Au parfum des mythes anciens.
J’étais fragile, tendu dans le cocon de mes souvenirs
Une fleur, un phalène qui cherchait la nuit et ses étoiles.
Irminsul, Irminsul criait le monde comme un grand corps malade,
Mais déjà l’horizon perçait les ténèbres d’une ligne pourpre.
Les arbres offraient leur verte couronne au soleil
Tout en gardant cacher dans l’ombre de leur écorce
Les secrets et les phalènes…
Emilie. K 11/04/08
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